| • De la médiation des sens par l'habitant | le 17-03-2010 |
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![]() Type
Séminaire
Date
30 mars 2010
14h
Lieu
Salle des actes, Institut de Géographie Alpine
Grenoble
Source
Présentation par l'organisateur :
Chaque urbaniste, tout architecte, cherche à confectionner des arts de vivre-ensemble à l’horizon du devenir-ville de l’humanité. Retrouver la dimension la plus politique de leurs projets consiste à envisager les tensions entre Biens communs qui animent ces projets. Pris dans ce sens, le projet n’est plus réductible à la seule ambition d’aménagement du territoire (qui se prête toujours davantage à la tyrannie d’un gouvernement par indices standardisés) mais représente une manière d’affecter directement l’espace public et de le soumettre aux tensions que tout projet porte en lui-même. À cette extension politique et morale de la notion de projet correspond l’avènement d’une concitoyenneté qui remplit l’espace urbain de liens discursifs (soit : un pouvoir vivre-ensemble) et d’un sentiment d’appartenance (soit un vouloir vivre-ensemble) qui représentent la matière vive capable d’alimenter les tensions du projet.
La parole du citoyen est alors aussi celle de l’habitant qui peut envisager que l’espace urbain soit composé d’une texture temporelle qui fait du sens au plan sensible et atmosphérique comme au plan sémiologique et symbolique. Ce double avènement, qui rappelle au passage l’inscription de la ville dans une corporéité spatialisante capable de générer une densité expérientielle particulière, demande tout spécialement une sensibilité ou une sensibilisation de ses habitants au domaine public, et à l’engagement que la vie publique réclame. Marc Breviglieri est chercheur au GSPM-EHESS et professeur à l’EHTS-Genève.
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