| • Extrêmes violences | le 06-06-2012 |
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Présentation par l'éditeur :
Le projet de ce numéro sur la violence est parti d’un constat simple : il n’y a jamais eu autant de publications académiques sur la violence que ces dernières années alors même que les manifestations de violence ne se sont jamais montrées aussi rétives à des interprétations globales. Maladie de la cité, échec de la rationalité institutionnelle, manifestation extrême de la décision politique, dérive ravageuse d’événements imprévisibles, la violence a longtemps été l’autre de la politique. Si le pouvoir ne peut exister sans légitimité, la violence est son instrument inavouable. Inversement, on s’en saisit pour renverser un ordre politique jugé injuste et fonder un ordre nouveau. Cette conception reléguait la violence dans le registre de l’exception. Or elle semble aujourd’hui avoir laissé la place à une profusion de passages à l’acte qui ne sont plus étayés par un discours idéologique articulé mais, au contraire, essaiment au plus bas de la société pour n’acquérir un sens politique qu’une fois portés par l’opinion sur la scène publique... (Cristina Ion)
Sommaire du n° 50 de Cités :
Editorial : Yves Charles Zarka
Réalité de l’extrême violence et imaginaire de la campagne Dossier : extrêmes violences Cristina Ion - Présentation François Rastier - Néologismes et néonazisme. Sur le diagnostic d’Anders Breivik Marwan Mohammed - La défiance des bandes : antagonismes sociaux et agressivité collective David Waddington - Emeutes en Grande-Bretagne et en France : une comparaison Jean-Claude Caron - Indépassable fratricide. Réflexions sur la guerre civile en France et ailleurs Laurent Mucchielli - L’émeute, forme élémentaire de la protestation Denis Merklen - De la violence politique en démocratie Frédéric Gros - Foucault, penseur de la violence ? |
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