| • Universités et territoires: vers un nouveau régime de relations ? | le 13-06-2012 |
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Présentation par le diffuseur :
Les politiques engagées, un peu partout en Europe, pour accroître la visibilité et la compétitivité de certains établissements ou de certains regroupements ont des incidences territoriales fortes. Elles peuvent, comme c'est le cas en France, contribuer à redessiner le périmètre des institutions académiques en enjoignant les établissements à se regrouper sur des bases territoriales. Elles confrontent, par ailleurs, les établissements à une demande d'intensification de leurs relations avec leurs partenaires locaux, qu'ils soient politiques, économiques ou sociaux. Â un niveau plus macroscopique, elles ont enfin des incidences sur les équilibres de la carte universitaire en différenciant plus nettement les établissements et les sites. Les acteurs locaux, collectivités locales mais aussi intérêts économiques, participent de ces restructurations. Dans le champ économique, le renforcement de la place de la connaissance dans les processus productifs accroît aussi les injonctions à renforcer les collaborations entre universités, laboratoires de recherche et entreprises. Là encore, le territoire peut constituer un support de ces échanges, comme le développement des clusters et des pôles de compétitivité le montre bien. Dans certains pays, le renforcement de l'autonomie des universités accroît, enfin, le rôle qu'elles peuvent jouer au niveau local. Par les externalités qu'elles produisent, par le potentiel d'emploi qu'elles représentent, par les investissements qu'elles engagent, les institutions académiques sont devenues à l'égal des hôpitaux et des entreprises des acteurs majeurs du développement territorial. L'objectif du numéro des Annales de la recherche urbaine est de questionner la restructuration des relations entre institutions académiques et territoires en croisant les regards disciplinaires. Les contributions peuvent porter sur les recompositions contemporaines, mais aussi apporter des regards rétrospectifs qui permettront de mieux qualifier la portée des changements actuels. Les analyses portant sur des cas étrangers ou s'appuyant sur des comparaisons seront particulièrement appréciées. Sans prétention à l'exhaustivité, les contributions pourront questionner les trois points suivants. 1. Territoires et réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche. 2. Territoires, société de la connaissance et nouvelles formes de production du savoir.
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