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Les pratiques de divertissement à Laval au XVIIIe siècle

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Titre

Les pratiques de divertissement à Laval au XVIIIe siècle

Description


À partir de deux types de sources, les chroniques urbaines et les archives de
justice, cet article propose un inventaire des pratiques de divertissement rencontrées à Laval au XVIIIe siècle, en considérant la diversité de leurs usages sociaux.
Dans une ville moyenne où les spectacles sont rares, le temps libre est tout d'abord
utilisé à se détendre (ne rien faire et regarder le spectacle de la rue, discuter entre
voisins, se promener), puis à s'amuser, dans des soirées familiales ou amicales où
les différents milieux ont le même type de distractions: on soupe, on joue du
violon, on danse... Les cabarets attirent une clientèle populaire ou d'artisans alors
que les sociétés d'amis, qui se multiplient à partir du milieu du siècle, affirmant
l'utilité sociale de la conversation, de la lecture... mais aussi de l'exercice physique,
et prônant un idéal de modération, tant dans les jeux que dans les échanges, sont à
la base de la sociabilité bourgeoise. Au contraire des divertissements spontanés, les
fêtes organisées peuvent avoir une vertu pédagogique ou civique: les autorités
donnent dans certaines occasions (la politique internationale, des événements liés
à la famille royale ou au seigneur) des fêtes spectacles. Quelles que soient les
circonstances, pour les autorités de police le divertissement populaire présente
toujours un risque; les excès traditionnels des jeunes gens en particulier, liés à la
boisson et aux violences, mettent en danger l'ordre public, et on reproche souvent
au peuple de sortir de la place qui lui est impartie.

Créateur

Pitou, Frédérique

Source

Histoire urbaine, n 1, 1, 2000-06-01, pp.87-104

Date

2000

Droits

Cairn

Langue

fre

Identifiant

http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RHU_001_0087

Couverture

6